Impôt Airbnb : déclarer ses revenus de location saisonnière
Mis à jour le 7 octobre 2026
Les loyers encaissés sur Airbnb, Booking, Abritel ou en direct sont imposables, même quand vous louez votre propre résidence principale quelques semaines par an. Depuis 2025, la fiscalité des meublés de tourisme est moins favorable, surtout pour les logements non classés. Voici comment déclarer vos revenus, quel régime choisir, et ce qui change entre un meublé classé et non classé.
Un dégât non remboursé, c’est du revenu en moins
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L’essentiel en un tableau
| Meublé de tourisme non classé | Meublé de tourisme classé | |
|---|---|---|
| Abattement micro-BIC | 30 % | 50 % |
| Plafond micro-BIC, revenus 2025 (déclarés en 2026) | 15 000 € | 77 700 € |
| Plafond micro-BIC, revenus 2026 (déclarés en 2027) | 15 000 € | 83 600 € |
| Abattement minimum | 305 € | |
| Cotisations sociales | au-delà de 23 000 € de recettes par an | |
1. Tous vos revenus de location sont imposables
La location meublée relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Elle se déclare chaque printemps avec votre déclaration de revenus, que vous louiez une résidence secondaire, un gîte ou votre résidence principale.
Inutile d’espérer passer inaperçu : les plateformes de réservation transmettent chaque année à l’administration fiscale les montants perçus par leurs hôtes, et vous adressent un récapitulatif à reporter sur votre déclaration.
Avant votre première déclaration, pensez à obtenir un numéro SIRET, gratuitement, par le Guichet unique des formalités d’entreprises : il est obligatoire pour tout loueur en meublé.
2. Le régime micro-BIC : le plus simple
Si vos recettes annuelles restent sous le plafond, vous êtes au micro-BIC : vous déclarez vos recettes brutes, et l’administration applique un abattement forfaitaire censé couvrir vos charges. Vous êtes imposé sur le reste, à votre taux d’impôt sur le revenu, plus les prélèvements sociaux.
Exemple : 10 000 € de loyers en 2026
- Meublé non classé : abattement de 30 %, soit 7 000 € imposables ;
- Meublé classé : abattement de 50 %, soit 5 000 € imposables.
Exemple indicatif. L’impôt réel dépend de votre taux d’imposition et de votre situation.
Si vous dépassez le plafond, vous basculez au régime réel. Selon la presse spécialisée, la bascule automatique intervient lorsque le plafond est dépassé deux années consécutives : vérifiez votre situation auprès de votre centre des impôts.
3. Classé ou non classé : la différence est forte
Depuis la réforme applicable aux revenus 2025, le meublé de tourisme non classé est nettement moins avantagé : 30 % d’abattement et 15 000 € de plafond, contre 50 % et 83 600 € (revenus 2026) pour un meublé classé. Le classement de 1 à 5 étoiles est volontaire, délivré pour 5 ans après la visite d’un organisme accrédité, souvent par l’intermédiaire de l’office de tourisme.
Le classement change aussi la taxe de séjour que paient vos voyageurs : un montant fixe par nuit au lieu d’un pourcentage du prix. Comparez les deux situations pour votre commune sur notre page taxe de séjour par commune.
4. Le régime réel : quand vos charges sont élevées
Au régime réel, vous déduisez vos charges réelles : intérêts d’emprunt, frais de ménage et de conciergerie, commissions des plateformes, assurance, taxe foncière, travaux, et l’amortissement du logement et du mobilier. Le résultat est souvent nul ou faible pendant des années. En contrepartie, il faut tenir une comptabilité, et la plupart des loueurs passent par un comptable ou un service spécialisé.
Le régime réel est obligatoire au-delà du plafond, et possible sur option en dessous. Il devient intéressant dès que vos charges dépassent l’abattement forfaitaire, ce qui arrive vite avec un abattement de 30 %.
Attention à la revente : depuis la loi de finances pour 2025, les amortissements déduits par un loueur en meublé non professionnel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la vente du logement.
5. Où déclarer ?
- Vos revenus de location meublée se déclarent sur la déclaration complémentaire n° 2042-C-PRO, dans la rubrique des locations meublées non professionnelles.
- Cette rubrique comporte des cases distinctes pour les meublés de tourisme classés et non classés : reportez-vous à la notice de l’année, les numéros de cases pouvant changer.
- Au micro-BIC, déclarez les recettes brutes, sans retirer l’abattement : l’administration le calcule.
- Au régime réel, le résultat provient de votre liasse fiscale, établie en général par votre comptable.
6. Prélèvements sociaux ou cotisations sociales ?
- Jusqu’à 23 000 € de recettes par an : vos revenus supportent les prélèvements sociaux, calculés en même temps que l’impôt.
- Au-delà de 23 000 € de recettes annuelles de meublé de tourisme : vous êtes redevable de cotisations sociales, et devez vous affilier auprès de l’Urssaf.
Vous êtes par ailleurs loueur en meublé professionnel (LMP), et non plus non professionnel (LMNP), si vos recettes dépassent 23 000 € par an et sont supérieures aux autres revenus d’activité de votre foyer. Le statut change le traitement des déficits et de la plus-value.
7. La CFE (cotisation foncière des entreprises)
La location meublée est une activité commerciale, en principe soumise à la CFE. Selon impots.gouv.fr, vous en êtes notamment exonéré si vos recettes ne dépassent pas 5 000 € par an, si vous louez occasionnellement une partie de votre propre logement, ou si votre logement est classé meublé de tourisme (sauf décision contraire de la commune). Vérifiez votre cas sur impots.gouv.fr.
8. Et la taxe de séjour ?
La taxe de séjour n’est pas un impôt sur vos revenus : elle est payée par vos voyageurs, et vous la reversez à la commune, sauf si la plateforme s’en charge. Les montants de votre commune : taxe de séjour par commune.
Le calendrier du loueur
| Quand | Quoi |
|---|---|
| Avant la première location | Déclaration du meublé et SIRET (voir les obligations du meublé de tourisme) |
| Janvier – février | Récapitulatif annuel envoyé par les plateformes |
| Avril – juin | Déclaration des revenus de l’année précédente (2042-C-PRO) |
| Fin d’année | Avis de CFE, si vous n’êtes pas exonéré |
Gardez une trace de chaque séjour
constatséjour garde l’historique de votre logement : chaque départ documenté, chaque dégât daté, chaque intervention de votre conciergerie. Utile face à un voyageur, une plateforme ou un assureur.
Questions fréquentes
Faut-il déclarer ses revenus Airbnb si on loue sa résidence principale ?
Oui. Les revenus de location en meublé de tourisme sont imposables, y compris quand le logement loué est votre résidence principale.
Quel abattement pour un meublé de tourisme non classé ?
30 %, avec un minimum de 305 €, dans la limite de 15 000 € de recettes par an. Au-delà, le régime réel s’applique.
Quel est le plafond du micro-BIC pour un meublé classé ?
77 700 € pour les revenus 2025, et 83 600 € pour les revenus 2026, avec un abattement de 50 %.
À partir de quand paie-t-on des cotisations sociales sur un Airbnb ?
Au-delà de 23 000 € de recettes annuelles. En dessous, seuls les prélèvements sociaux s’appliquent.
À lire aussi : meublé de tourisme : toutes les obligations · la taxe de séjour par commune · la caution en location saisonnière
Sources : service-public.gouv.fr, fiche F32744 « Location meublée : revenus » (vérifiée le 15 avril 2026) ; service-public.gouv.fr, actualité « Meublés de tourisme » (27 juillet 2026) ; impots.gouv.fr, CFE et location meublée ; Moneyvox. Les règles fiscales changent chaque année avec la loi de finances : vérifiez la notice de votre déclaration. Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal ; votre situation peut justifier l’avis d’un professionnel.